Blast [saga complète] – Manu Larcenet

blast bonus 1

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Tu verras c’est spécial. Voilà ce qu’on m’a dit quand je l’ai emprunté.

Le dessin : ce n’est pas vraiment le style graphique que j’apprécie. Le trait est n’est pas net (beaucoup de reprise), tout (ou presque) est un noir et blanc, l’aspect général reste « brouillon » et Manu Larcenet dessine les nez aussi bien que moi ^^ Mais en même temps, certaines planches sont très belles, très réalistes.

L’histoire : Le récit alterne entre l’interrogatoire de Polza par deux inspecteurs de police et les flash-back de celui-ci correspondant au déroulement de son histoire pendant sa garde à vue. Il est accusé du meurtre d’une jeune femme, Carole. Les quatre tomes sont le récit des rencontres et aléas de la vie qui l’ont mené jusqu’à cet assassinat.

Alors qu’est-ce que le Blast ? C’est les seuls passages en couleur. Qu’est-ce qu’ils sont vraiment ? On en a une idée vague mais on en comprend la réelle signification que dans les dernières pages du tome quatre, alors un peu de patience.

Donc finalement, en s’habituant au dessin, oui j’ai apprécié et même beaucoup, cette histoire. Et, même si cette saga est plutôt célèbre, si vous ne la connaissez pas, j’espère pouvoir vous donner envie d’y jeter un coup d’œil (surtout qu’elle est complète en quatre volumes).

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Le blast c’est l’effet de souffle suite à une explosion, et la saga BLAST de Manu Larcenet, c’est un peu ça aussi, une histoire explosive qui vous souffle.

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TOME 1 : GRASSE CARCASSE

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Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant de lard et d’espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de pesanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu’un cheval de trait. Pire qu’un char d’assaut. Je pèse lourd et pourtant, parfois, je vole.

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C’est une bonne découverte de l’histoire, on comprend rapidement de quoi il s’agit. On se rend compte de la « philosophie » particulière du personnage principal (C.f. les citations en fin d’article), qui malgré sa physionomie peu avenante et pataude, n’est pas la moitié d’un abruti. Il est seulement un peu trop soumis à son environnement et subit de plein fouet son « inadaptation » à la société.

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TOME 2 : L’APOCALYPSE SELON SAINT JACKY

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J’ai été déçue de ce deuxième tome en comparaison au premier. L’action est centrée sur un seul moment, une seule page du périple de Polza. Du coup cette temporalité trop restreinte m’a ôtée ce côté un peu « aventurier » du récit. C’est dans ses pérégrinations que j’aime accompagner Polza.

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TOME 3 : LA TETE LA PREMIERE

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Ah, je m’y retrouve cette fois-ci. On s’approche considérablement du dénouement de l’histoire et donc du meurtre de Carole. La vie de Polza ne fait qu’empirer, et je dois dire que l’auteur va plutôt loin dans la maltraitance de son personnage.

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TOME 4 : POURVU QUE LES BOUDDHISTES SE TROMPENT

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Quatrième et dernier tome. Tout s’explique. Toute l’action se centre sur les quelques jours qui ont précédé la mort de Carole et je dois avouer qu’on ne le voit pas venir. Je suis « ravie » de cette fin, on a toutes les explications que l’on souhaite, le jour est fait sur la nature des blast de Polza et on connait les circonstances du décès de Carole.

Le seul hic est que les ayant empruntés, je n’avais que le tome 4 avec moi, et sur la fin, après ce qu’on apprend, j’aurais voulu pouvoir feuilleter les autres tomes sous ce nouvel éclairage.

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Le voyageur change ses yeux, le touriste ses billets.

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La vérité est plus facile à dire qu’à entendre.

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En 1967, lors de ses adieux à la scène, un journaliste visiblement intrigué par sa décision, demanda à Jacques Brel ce qu’il fuyait. IL réfléchit quelques secondes, tête baissée, puis, sur le ton de celui qui sait qu’il faut sans fin répéter les choses, il dit … « Quand quelqu’un bouge, les immobiles disent qu’il fuit ».

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Hypocrite époque qui exalte les modifications corporelles douloureuses. Souffrir pour maigrir, se muscler la viande ou s’affermir le croupion… se tatouer, se percer, se gonfler de plastique, se faire drainer la graisse comme on vide une fosse septique, se faire charcuter le nez, les joues, les lèvres, les mamelles, les complexes … mais dès qu’on exprime le désir de se modifier l’esprit, surtout au travers d’une délicieuse ivresse, on devient un misérable déséquilibré.

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