La route – Cormac Maccarthy

[transfert ancien article] Ayant changé de plateforme pour mon blog (l’ancienne imposait de la pub :$), je transferts petit à petit mes anciens articles. Les critiques étant anciennes, il se peut (très fortement) qu’elles soient courtes et peu travaillées.

781967

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.

.

J’ai été très surprise de la forme du texte, les dialogues ne sont pas mis avec des tirets (-), les phrases s’enchaînent avec seulement un retour à la ligne. Les pensées, les descriptions et les dialogues sont donc tous confondus. Au deux tiers du livre je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de chapitres non plus le texte est seulement découpé en petits paragraphes.

.

Concernant le fond, puisque c’est le plus intéressant, j’ai bien apprécié. On m’avait dit que c’était difficile d’accrocher au style mais cela ne l’a pas été pour moi (bien qu’il faille s’habituer à la mise en page et à la construction du récit). Je me suis rapidement mise dans l’histoire, et le style épuré m’a plu. On sent l’épuisement des deux personnages, leur survie qui ne tient qu’à un fil. Ils souffrent de la faim, de la soif et surtout du froid. Toutes ces souffrances sont parfaitement décrites.

Il faut savoir que je suis une grande adepte des histoires post apocalyptique, et je conseille celle-ci. Attention, pas de fioritures, d’aventures et de prouesses folles mais la simple volonté de survivre et l’amour d’un père et d’un fils. C’est dans ce dénuement que nous sommes le plus touchés, on ne rêve pas du tout d’être à leur place, il n’y a que misère et aucun espoir dans ce monde de chacun pour soi. 

D’ailleurs, on ne sait pas comment ni pourquoi l’apocalypse a eu lieu, l’auteur nous plonge directement dans le monde post apocalyptique sans préambule. 

.

Il y a des choses qu’on oublie non ?

Oui. On oublie ce qu’on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu’il faut oublier

.

Au passage, le film est très très bien.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s